Attention ! La Marche Peut Être Dangereuse Pour Vous
Quoi ? La Marche ? Dangereuse ? Bon, avant que vous ne me disiez que je n’y connais rien, que nous sommes supposés faire 10 000 pas par jour pour être en bonne santé, laissez-moi m’expliquer.
La Marche, Qu’est-ce que c’est ?

D’abord, comment caractérisez- vous la marche ? Car pour voir où réside le danger il faut d’abord qu’on étudie ce qu’ “est” la marche.
La Marche est un sous genre de la bipédie. Hmm, d’accord mais du coup, qu’est-ce que la bipédie ?
« La Bipédie est le moyen de locomotion terrestre par lequel un animal se meut sur ses deux membres postérieurs. »

Remplacez « animal » par « genre Homo » , « membres postérieurs » par « jambes » et vous aurez la définition de la Marche.
La Marche est donc le nom attribué à la Bipédie Humaine. Je précise bien « Humaine » car l’orgueil serait de croire que la Bipédie* est l’apanage du genre Humain. Or il existe différents types de bipédie, la Marche étant la plus dangereuse.
*Bipède : se dit d’un animal qui pratique la bipédie
Les Différents Types de Bipédie
Lorsqu’on pense aux animaux, il n’est pas instinctif de leur attribuer une bipédie. Pourtant, certains en sont dotés à des degrés différents.
Voyons donc ensemble les différents types de bipédie et leurs animaux associés.
• La bipédie artificielle :

Certains canidés, grâce à un dressage, arrivent à se tenir sur leur membres postérieurs. D’autres n’y arriveront tout simplement jamais dû à leur morphologie.
• La bipédie statique :

Ici on se dirige vers les suricates, les kangourous et plus généralement les marsupiaux. Ils arrivent à se redresser sur leurs pattes arrière en position de repos mais quittent la bipédie pour se mouvoir.
• La bipédie occasionnelle :

Les gorilles marchent le plus souvent à quatre pattes mais ils leur arrivent de tenter la bipédie
• La bipédie occasionnelle ++ :

Les orang-outan sont assez à l’aise pour marcher sur leur deux membres postérieurs. Néanmoins leur buste à tendance à tomber en avant. Ils font donc contre balancier avec leur long bras.
• La bipédie habituelle :

Les gibbons marchent presque toujours sur leur deux pattes postérieures. Comme l’orang-outan, pour faire contrepoids ils fléchissent les genoux et lèvent les bras haut et en arrière pour éviter la chute.
Alors qu’est qui différencie les animaux bipèdes des animaux non bipèdes ? Quel est le marqueur de différenciation ? Et surtout, quel est le rapport avec notre Marche ?
Le Sacrum et les Lombaires
La différence entre un animal bipède et non bipède et même plus particulièrement entre les différents styles de bipédie réside dans la colonne vertébrale.

La Nature, l’Évolution, Dieu, a placé chez les animaux terrestres un os sacré : le sacrum. Cet os (qui est en réalité une fusion de vertèbres) fait la jonction entre le haut et le bas du corps avec pour règle sacrée de toujours être alignés avec les lombaires.
Lorsqu’un animal veut transgresser cette règle, ceci peut lui être fatal. La cambrure provoquée par le désalignement du sacrum avec les lombaires, pince directement D7-D8 la zone du cœur.
C’est pourquoi, lorsqu’ils marchent, les simiens ne déplient jamais leur jambes complètement au risque de désaligner leur sacrum. Ce qui a pour conséquence une chute du thorax vers l’avant.
Chez les gibbons cette chute est compensée en levant les bras haut et en arrière. Chez les gorilles, c’est une suite de chutes rattrapés in extremis qui leur permet d’avancer.

Pourquoi vous dis-je tout cela ? Pour que vous preniez conscience du miracle et du bijou de perfection qu’est « La Marche » car :
« Le sacrum doit toujours être aligné avec les lombaires. »
Pourtant, c’est précisément cette règle sacrée qu’est venu chambouler le genre Homo, créant ainsi un précédent : une bipédie confortable.
La Cambrure Basse : Base de La Bipédie Confortable
L’ « Homo » se vit accorder le passe droit de briser la règle universelle en cambrant ses lombaires. Grâce à ce tour de force incroyable, la cambrure dangereuse devant arriver dans la zone du cœur s’est reportée uniquement en basse lombaire en L5-S1.

Le buste pu ainsi se redresser dans une verticale ne lui demandant aucun mouvement des bras pour tenir en équilibre, ni aucune contraction superflue des muscles postérieurs. La stabilité dans un relâchement absolu, voilà ce qu’est la bipédie confortable.

Le genre « Homo » n’est véritablement « Homo » que lorsque sa cambrure est basse. Alors son visage se développe parfaitement, alors la respiration s’effectue sans heurt et alors il peut vivre longtemps en bonne santé.
Seulement comme dans chaque récit Abrahamique, dans chaque conte Oriental ou Africain, l’orgueil précède la chute.
Voulant dominer la Nature, une partie du genre « Homo » que nous appellerons les Décambrés, s’est soustrait aux lois terrestres. Privilégiant la Raison plutôt que les Sens, bien qu’étant les deux faces d’une même pièce, les Décambrés se sont mis à modeler le genre « Homo » selon leur imaginaire. Ils firent ainsi fit des sensations, préférant le dogme.
La cambrure basse, apanage de l’Homo se vit alors transformée et normalisée en une cambrure haute, créant une suite de lordose et de cyphose.
La Chute en Avant
Les Décambrés, cyphosé et lordosé dans tout les sens, ont placé le genre « Homo » en déséquilibre.


Si on analyse la marche ci-dessus, on se rend compte, après une légère observation que la position a), qui se veut une position de repos est en déséquilibre.
En effet, si on demandait à cette personne de relâcher ses muscles, elle basculerait vers l’avant. Ce qui veut dire que chez les Décambrés*, les muscles du dos travaillent activement pour empêcher la chute.
Décambré* : tous ceux dont la cambrure n’est pas en L5-S1
Pour compenser ce phénomène, d’autres vont basculer le bassin vers l’avant.


Dans cette position, le sacrum est quasiment dans la même position que celle des grands singes. Les épaules et la tête basculent aussi vers l’avant.
Là encore, les muscles tels que les abdominaux, et les fessiers doivent travailler plus que de raison pour vous maintenir à la verticale. Quel animal irait se mettre de son plein gré constamment dans une position lui causant autant de soucis ? Les Décambrés !
On assiste alors à une marche qui n’est plus qu’une suite de chutes à l’instar du gorille vu précédemment.

Alors que faire ? Eh bien de grâce, retrouvez votre cambrure basse car c’est dans cette unique position que le genre « Homo » est.
Bonjour,comment savoir si notre cambrure et elle trop prononcé ou pas assez ?